Les réformes économiques

Rapatriement de la production en France

Le commerce mondialisé est incompatible avec l’urgence de préserver notre planète. Rapatrier la production en France va diminuer l’impact écologique de l’économie mondialisée en réduisant drastiquement les coûts et la pollution liés au transport, tout en créant les emplois qu’il nous manque aujourd’hui.

Dans le contexte de l’émergence de cette enthousiasmante société nouvelle, nul doute que nombre d’entrepreneurs vont apporter leur pierre à l’édifice, car ils en voient le sens. Leur business retrouvera peut-être également du sens, et ils rendront leurs salariés heureux. Les enjeux sont énormes car nous nous engageons dans un nouveau monde de coopération dans lequel les relations sont de type gagnant / gagnant. Des salariés heureux, des patrons heureux, voilà ce qui nous attend…

Assouplissement drastique des conditions de licenciement

Le marché de l’emploi allant se réouvrir avec le rapatriement de la production en France, il est indispensable d’assouplir drastiquement les modalités de départ des salariés, que ce soit à l’initiative de ceux-ci ou à l’initiative de l’employeur. La simple évocation de cette idée hérisse le poil de beaucoup d’idéologues syndiqués (ou pas). Mais combien de petits employeurs ont eu besoin d’embaucher mais ne l’ont pas fait, rebutés par les difficultés liées au licenciement… Bien obligés de s’adapter à la réalité du marché, il leur est impossible de s’engager sur du long terme avec un nouveau salarié. Combien de patrons auraient pu, même si ce n’était que pour quelques mois seulement, proposer un travail bien payé à un certain nombre de demandeurs d’emploi, mais ne l’ont pas fait, empêchés par des mesures sensées protéger l’emploi…

Pourtant au fond, l’équation est simple: Je recrute un nouveau salarié. S’il est bon, je vais faire en sorte de le garder en lui proposant des conditions intéressantes (sinon il va partir). Et on va être heureux tous les deux. S’il n’est pas bon, ou s’il ne correspond pas, ou s’il ne correspond plus au poste, il doit partir car comment pourrait-il s’épanouir? S’il n’est pas heureux ou si moi je ne le suis pas, notre relation est insatisfaisante, et par conséquent elle ne correspond plus à une relation normale de notre nouvelle société. Mais n’oublions pas qu’en activité ou pas, cette personne percevra le revenu universel, sans condition de revenu, et sans contrepartie! Et non pas parce que c’est un assisté, mais parce que nous avons collectivement décrété que, quel que soit son parcours professionnel, il avait le droit fondamental à la dignité et l’épanouissement individuel.

Refonte complète du mouvement syndical

Nous comprenons bien que dans cette nouvelle mouvance, l’organisation traditionnelle du mouvement syndical n’a plus vraiment de sens.

Les organisations syndicales actuelles peuvent donc être dissoutes, remplacées par un « collège salariés », propre à chaque entreprise, dont chaque salarié fait automatiquement partie. Ce collège sera représenté par un ou plusieurs salariés, dont les avantages sont à discuter. Bien entendu, ces avantages devront être transparents, conformes à l’exemplarité et à l’équité requises pour les autres forme de représentativité.

Limitation du salaire des patrons à 40 fois le plus petit salaire de l’entreprise

L’épanouissement individuel ne peut justifier les écarts de rémunération délirants que l’on peut rencontrer aujourd’hui, car au delà d’une certaine limite, nous pouvons considérer que la rémunération du patron est réalisée au détriment des salariés, et non plus grâce à eux.

Le seuil pourrait être fixé à 40 fois le plus petit salaire de l’entreprise. Ceci équivaut à 44 000€ mensuels pour un patron qui emploie des salariés au SMIC. Remonter le plus petit salaire à 2 000€ permettrait à ce patron de pouvoir s’octroyer jusqu’à 80 000 € par mois.

Cette mesure ne doit pas pouvoir être détournée par des moyens de rémunération annexe ou complémentaire, avantages en nature ou autres. Elle doit donc prendre en compte l’ensemble des revenus.

Equilibrage des bénéfices distribués entre salariés et actionnaires: 50/50

Cette mesure complète la limitation de l’écart entre plus gros et plus petits revenus au sein d’une même entreprise. Il s’agit là de permettre aux salariés de récolter le fruit de leur travail, lorsque l’entreprise dégage et distribue des bénéfices.

C’est une mesure de plus grande équité entre celui qui investit et celui qui produit.

Par exemple, une banque qui emploie 250 000 personnes et qui distribue 2 milliards, devra en reverser 1 à ses salariés, soit 4 000 € par salarié. C’est significatif.

Pourquoi les salariés ne seraient-ils pas davantage associés aux prises de décisions de la direction de leur entreprise?

Parce que avoir à prendre des décisions, des risques, faire des choix, représente un des intérêts majeurs de l’entreprenariat. La liberté d’entreprendre doit être favorisée au maximum, et une fois l’activité mise en place, les patrons doivent être entravés le moins possible, ni administrativement ni juridiquement, et dans une certaine mesure, ni socialement.

Les avantages pour les salariés tiennent dans le cadre général de cette réforme globale: Complément de revenu important avec le revenu universel, liberté du temps de travail, partage des dividendes avec les actionnaires, négociations avec la direction favorisées par la réforme syndicale.

Par contre, pas de garantie d’un maintien à vie de l’emploi; il s’agit maintenant d’accepter la vie de l’entreprise comme structure vivante et non figée. Mais la disponibilité de l’emploi générée par la réforme permettra ce changement profond d’état d’esprit du monde salarié.

Réserver les marchés publics aux sociétés françaises

Sauf s’il n’existe pas sur notre sol les compétences requises. Il ne s’agit pas d’un repli sur soi mais de favoriser l’activité locale, considérant le déplacement des populations à des fins professionnelles comme n’étant pas un progrès, ni social ni écologique.